Enquête de conjoncture - premier semestre 2020

Lundi 21 Septembre 2020

Enquête de conjoncture Cantal

Premier semestre 2020

Les résultats de l'enquête en image : cliquez-ici


Baisse d’activité pour deux tiers des entreprises au 1er semestre : sur l’ensemble du semestre, 65 % des entreprises affichent un recul du chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente. Les activités de services sont plus impactées encore, avec trois entreprises sur quatre affichant une baisse de chiffre d’affaires (76 %).


Ampleur de la baisse à souligner : tous secteurs confondus, le chiffre d’affaires s’est effondré de plus d’un quart pour 38 % des entreprises.


Certaines entreprises ont cependant tiré leur épingle du jeu : 12 % des entreprises ont enregistré une progression du chiffre d’affaires sur l’ensemble du semestre.


L’activité s’est redressée en juillet-août, avec une situation globalement équilibrée : 34 % des entreprises ont bénéficié d’une hausse de chiffre d’affaires, soit autant que les entreprises déplorant une baisse.


La situation de juillet-août est toutefois contrastée selon les secteurs d’activité : si le solde « part des entreprises dont le chiffre d’affaires est en hausse - part des entreprises dont le chiffre d’affaires est en baisse » est nul pour l’ensemble des entreprises, il atteint + 15 pour les commerces et + 19 pour les entreprises déclarant une activité liée à la fréquentation touristique. Il est en revanche négatif pour le secteur des services (- 9).


Une situation de trésorerie difficile pour plus d’une entreprise sur trois (39 %) : en septembre, 29 % des entreprises jugeait leur situation de trésorerie difficile et 10 % l’estimaient très difficile. La situation est encore plus dégradée dans le secteur des services avec près d’une entreprise sur deux déclarant une situation de trésorerie difficile (49 %). Le secteur du BTP affiche la situation là moins défavorable : 8 entreprises sur 10 annoncent une situation de trésorerie satisfaisante.


L’insuffisance de chiffre d’affaires représente la principale cause des difficultés de trésorerie (citée dans plus de 7 cas sur 10). Allongement des délais de règlement, impayés des clients et problèmes de financement de la croissance de l’activité arrivent largement derrière, tous cités dans des proportions équivalentes (15 % des cas environ).


Des perspectives d’activité incertaines, voire pessimistes, pour le deuxième semestre : une entreprise sur trois anticipe un recul de chiffre d’affaires au deuxième semestre par rapport à 2019 et seulement 17 % anticipent une progression. 16 % ne répondent pas.


Pas de reprise attendue à l’export : 65 % des entreprises exportatrices s’attendent à une baisse de l’activité à l’export par rapport à l’an dernier.


Ressenti pessimiste sur la situation économique générale : en septembre, les entreprises exprimant un manque de confiance sont largement majoritaires : 40 % sont peu confiantes et 24 % ne le sont pas du tout.


Le premier frein au développement des entreprises est le manque de vigueur de l’activité (cité dans 30 % des cas), suivi de la complexité/instabilité réglementaire (23 %) et des difficultés de recrutement (21 %).
Le premier levier cité pour assurer le développement de l’activité concerne la diversification de l’activité (cité dans 34 % des cas), suivi par le dynamisme de la demande (25 % des cas), la modernisation de l’entreprise et l’innovation des produits/services (chacun 21 % des cas).


Des entreprises globalement peu enclines à investir : pour le deuxième semestre, les projets d’investissement sont en hausse pour 10 % des entreprises et en recul pour 36 % d’entre-elles, soit un solde à - 26. Les entreprises les plus optimistes en la matière sont celles du BTP, avec un solde à - 7.


Relative résilience de l’emploi : au cours du premier semestre, 74 % des entreprises ont maintenu leurs effectifs salariés. 18 % des entreprises les ont cependant réduits, contre 8 % qui les ont étoffés, soit un solde « part à la hausse » - « part à la baisse » de - 10. La situation la moins défavorable concerne les commerces : 83 % d’entre-deux ont maintenu un effectif stable et le solde « part à la hausse » - « part à la baisse » est à l’équilibre (+ 1). En revanche, seules 62 % des entreprises de services affichent un effectif stable, avec un solde à - 22.


Pour le second semestre, les perspectives d’emploi apparaissent incertaines, près d’une entreprise sur quatre ne se prononçant pas sur la tendance à venir.

 

Perspectives de sortie de crise :


Tous secteurs confondus, 12 % des entreprises disent que la crise sanitaire n’a pas eu d’impact sur leur activité et 17 % considèrent qu’elles sont « tirées d’affaire ». 9 % s’attendent à être sorties de la crise dans les mois qui viennent.
Tous secteurs confondus, les perspectives de sortie de crise au premier semestre 2021, au deuxième semestre 2021 ou en 2022 et plus tard sont citées à des fréquences semblables : chacune entre 14 % et 17 % des entreprises.
16 % des entreprises ne savent pas à quelle échéance la crise n’aura plus d’impact sur leur activité.

 

 

Fréquentation touristique estivale :

Une fréquentation orientée à la hausse : 58 % des entreprises dont l’activité a un lien avec la fréquentation touristique (hébergement-restauration mais aussi commerces concernés) ont constaté une progression de cette fréquentation, pour les touristes français davantage encore que pour la seule clientèle de proximité (69 % contre 47 %).

Un niveau moyen de la consommation touristique plutôt stable : la dépense moyenne par client est restée stable pour 44 % des entreprises, a augmenté pour 28 % d’entre-elles et a diminué pour 27 %.

Une clientèle touristique nouvelle : pour 68 % des entreprises, leur activité a bénéficié d’une clientèle touristique nouvelle. Pour une majorité de ces entreprises, cette clientèle nouvelle pourrait être de nouveau présente lors d’une saison estivale sans crise sanitaire, mais dans la plupart des cas ce ne serait que pour une petite partie de cette clientèle. 37 % estiment que cette fréquentation nouvelle était vraiment liée à la crise sanitaire et que cette clientèle ne reviendra pas lors de saisons estivales sans crise.

 

Octobre 2020

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